Le troqueur de PESSARE (vidéo)

Publié le 18/09/2019 12:34:02 | dissirama.com

Synopsis

Dans une localité au nord-est du Togo, plus précisément à Péssaré, dans un canton de la préfecture de la Binah, un lycéen organise sa survie. En effet, celui-ci parvient à troquer du maïs contre d’autres produits nécessaires à son équilibre alimentaire. Ce jeune homme discipliné, orphelin de père, traverse montagnes et vallées pour garantir sa ration de la semaine grâce au troc. Alors nous allons découvrir Masama dans ses échanges. Des séquences essentiellement en situation enrichissent ce document eu égard à la discrétion du matériel utilisé, à savoir une caméra numérique qu’on confond dans ce milieu à un simple appareil photographique. On assiste à des échanges dans un marché sans la moindre trace d’une pièce de monnaie ou d’un billet de banque. A la fin, une, sinon des questions nous viennent à l’esprit : Pourquoi la monnaie cohabite t-elle encore avec le Troc dans certains marchés ? Pourquoi existe-il des marchés de troc au Togo ? En Afrique ? Ailleurs ? Et quelles sont les règles qui motivent les troqueurs à pérenniser leur pratique ? En tout cas, un exemple nous est offert à travers ce documentaire-fiction que le réalisateur propose aux internautes.

Le troc en question

On entend par troc, l’échange direct d'un objet contre un autre. Le troc se définit aussi comme un système économique n'employant pas la monnaie. Jusqu’à une date récente, seul le marché de troc de Togoville était reconnu dans les documents historiques du Togo. Par cet élément, il est désormais possible de citer le marché de Sondè du canton de PESSARE comme un des marchés de troc. Nous avons identifié encore trois autres marchés de troc au Togo que nous espérons pouvoir présenter ultérieurement selon nos moyens de recherche.

A propos des proportions d’échange

Eu égard à nos observations et renseignements, nous pouvons dire que les échanges se font par unité de mesure spécifique à chaque produit. Exple : avec 1 bol de maïs, on ne peut avoir qu’un bol de mil. Avec ¼ de bol de maïs, on aura ¼ de galette etc. Tout se fait à l’amiable, sans l’intervention de la monnaie.

Avantages du numérique

Avec des appareils photo numériques, nous avons eu la chance de filmer discrètement plusieurs scènes, sans que les acteurs ne s’en rendent compte ou en soient influencés. Ces séquences en situation constituent de véritables atouts pour le documentaire surtout en Afrique.

Le cadre géographique

Nous n’aurions certainement pas eu l’opportunité de tourner notre document en saison pluvieuse, période au cours de laquelle les routes et pistes du milieu sont impraticables pour la plupart. Les pluies ont commencés depuis notre départ, et nous n’y retournerons peut-être que dans un an pour d’autres aventures.

Intérêt

Dans ce milieu où les conditions de vie des populations rurales sont assez modestes, le troc revêt d’un grand intérêt.
- les populations qui n’ont pas de revenus suffisants s’adonnent au troc pour équilibrer ou varier leurs ressources alimentaires - grâce au troc, certaines pratiques traditionnelles sont préservées. c’est ainsi qu’on exige parfois (pour la réussite d’une cérémonie qu’un ou plusieurs éléments proviennent exclusivement du troc).
- Les troqueuses étant libres de l’utilisation des produits de leur collecte, elles les revendent ultérieurement pour avoir quelques revenus.

Conclusion

Presque toute l’Afrique est aujourd’hui malade du phénomène de la vie chère. Au marché de PESSARE, les troqueurs se réfèrent plus à leur grenier qu’à la variation du prix du baril de pétrole. Encourager les populations à l’autosuffisance alimentaire ne serait-il pas réellement un début de solution à la vie chère ?

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